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Transformés à l'image de Christ

Updated: Aug 25, 2025


The Lion and the Lamb

Rom.8. 28-30 ; 2 Cor. 3. 12-18 ; 1 Jean 3. 1-3


Dans les trois textes qui ont été lus tout à l'heure, peut être l'avez-vous remarqué, il y a

la même idée, quasiment la même phrase et les mêmes. Et quelle phrase! Quels mots! Etonnants ! Extraordinaires ! Glorieux !

Dans le premier texte, Romains 8.29 il nous est dit: Dieu nous a prédestinés à être

semblables à l'image de son Fils. Dans le deuxième texte:2 Corinthiens 3. 18: l'apôtre Paul ajoute: Nous qui contemplons, comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image. Et enfin dans le troisième texte : 1 Jean 3.2. il nous est annoncé : Bien aimés. nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.


Semblables à l'image de son Fils, Transformés en la même image, semblable à lui.

C'est donc à cela que nous sommes appelés.

Autrement dit : quel est le but de la vie chrétienne ? Ouel est le plan de Dieu pour

chacune de nos vies ? Quelle promesse, mais aussi quel but le Seigneur nous donne-t-il ? Etre semblable à Jésus-Christ. Rien de moins. Dieu désire que son peuple devienne comme Christ. Qu'il soit un reflet du Christ, et que les gens, en nous voyant vivre voient quelque chose de l'image de Jésus.


C'est ainsi que nous pourrons être le sel de la terre et la lumière monde. ar le salut que

Jésus est venu apporter, ce n'est pas seulement nous donner la vie éternelle, mais faire de nous, comme le dit Phil 2.15, des flambeaux qui brillent dans le monde.


Et vous avez remarqué que ces trois textes concernent toute notre vie : notre passé,

notre présent et notre avenir: Dieu nous a prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, dit Paul aux Romains. C'est son but de toute éternité, c'est pour cela qu'il nous a créés. Aux Corinthiens l'apôtre parle du présent : nous sommes transformés à l'image de son Fils. Si Jésus est venu nous sauver, ce n'est pas pour nous laisser tels que nous sommes. Il veut nous transformer. C'est tout le processus de la sanctification qui doit caractériser notre marche avec Christ. Enfin l'apôtre Jean nous parle de I'avenir: Lorsque Jésus reviendra et instaurera son royaume, nous serons semblables à Lui. C'est la promesse suprême: tant que nous sommes sur terre, nous ne serons qu'un pâle reflet de l'image de Jésus, mais alors, nous serons effectivement semblables à lui. Quelle promesse ! Et I'apôtre Jean ajoute : Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. Nous ne savons pas grand chose sur l'Au-delà, ni comment nous serons, mais nous savons une chose : nous serons semblables à lui. Est-il besoin de savoir autre chose ? N'est-ce pas a plus glorieuse des promesses et des certitudes ?


En attendant I'accomplissement de cette glorieusepromesse, nous sommes appelés à

être ici-bas, dans notre société au milieu de notre peuple, dans notre vie de tous les jours, un reflet de l'image de Jésus.


Dimanche dernier, à l’occasion de notre fète nationale du 1er août, nous avons vu

ensemble que l’Eglise – et donc nous – a une double responsabilité dans sa relation avec le monde. D’un côté nous sommes appelés à vivre, à servir et à témoigner dans le monde. Et d’un autre côté nous sommes exhortés à éviter d’être contaminés par le monde.

Nous avons vu que, dans une société narcissique, matérialiste, et relativiste tant sur le

plan de la vérité que de I’éthique, nous sommes appelés à être des non-conformistes, qui ne se conforment pas au siècle présent comme dit Paul, tout en étant de bons citoyens responsables.


Aujourd’ hui, nous voulons essayer de comprendre comment vivre le côté positif de

notre double responsabilité. Comment vivre, servir et témoigner dans le monde ? La réponse que la Parole de Dieu nous donne, vous l’avez compris, c’est d’être et de vivre au sein de notre société à l’image de Christ. C’est le meilleur service que nous puissions rendre à notre pays.


Le plus grand problème de l’Eglise aujourd’hui et du christianisme en général, ce n’est

pas la persécution ouverte ou cachée bien qu’elle soit terrible dans certains pays et qu’il faille la dénoncer avec la dernière énergie et soutenir et prier pour ceux qui souffrent ainsi pour leur foi. Le grand problème actuel, ce n’est pas non plus l’indifférence si fréquente aujourd’hui dans notre pays et en Europe. Le plus grand problème est que nous qui nous disons chrétiens – et croyez bien quej’en fais partie – nous ne vivons pas comme Christ, nous ne reflétons pas, ou si peu, son image. Le pasteur Iskandar Jadeed, un ancien musulman arabe a dit un jour : « Si tous les chrétiens étaient des chrétiens, il n’y aurait plus d’Islam aujourd’hui » .

Mais qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, dans notre société, être une image de

Christ?


C’est d’abord, être comme Christ dans son incarnation. Certes, 1l’incarnation du Fils

de Dieu est un fait – et d’ailleurs un mystère – unique : Dieu qui vient habiter parmi nous. Emmanuel. Mais l’incarnation est aussi un exemple. Un exemple d’humilité, de don de soi. Non seulement d’empathie et d’amour, mais d’identification avec l’autre. Et c’est cela que nous avons à imiter que nous dit l’apôtre Paul : Ayez en vous la pensée qui était en Jésus-Christ, lui, dont la condition était celle de Dieu... il s’est dépouillé lui-même en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes, il s’est humilié lui-même devenant obéissant jusqu ‘à la mort, même la mort de la croix. »

Seigneur, donne-nous cette attitude, donne-nous ce style de vie. Et Jésus lui-même a

dit à ses disciples le soir de Pâques: Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Nous sommes donc appelés, à l’exemple de Jésus, à une vie et à un témoignage incarné, proche des gens, proche de leurs problèmes, de leurs questions, de leurs souffrances, de leurs joies aussi. Comme Jésus l’a été dans son passage sur terre.


Nous sommes aussi appelés à être comme Christ dans son service. Toute la vie de

Jésus a été une vie de service. Il a dit lui même: Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir. Et qu’a-t-il fait la veille de sa passion dans la chambre haute? Il a lavé les pieds de ses disciples, tâche que seuls les esclaves accomplissaient à l’époque. Cette attitude, ce service, a d’ailleurs profondément choqué les disciples dans un premier temps. Et que leur répond Jésus: Vous m’appelez maitre et Seigneur, et vous dites bien car je le suis. Si donc. Je vous ai lavé les pieds moi le Seigneur et le Maitre, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car je vous ai donné un exemple, afin que vous aussi, vous fassiez comme je vous ai fait.

Certains chrétiens, certaines communautés prennent cette exhortation à la lettre et

pratiquent le lavage des pieds. Pourquoi pas ? Je garde personnellement des souvenirs émouvants de telles cérémonies. Je pense en particulier à ce que nous avons vécu avec un groupe de bergères de St-Loup dans le village-hospice chrétien d’Ankaramalaza à Madagascar. Quand nous sommes arrivés, le chef du village nous a adressé des paroles de bienvenue puis il nous a dit: « nous voulons vous accueillir avec l’amour de Jésus, nous voulons vous laver les pieds ». Puis il nous a conduits sur la place du village où les responsables nous ont lavé les pieds à chacun d’entre nous tandis que les enfants des écoles chantaient des cantiques en malgache. Je vous assure qu’ on a tous senti l’amour de Jésus qui passait au milieu de nous. Mais, même sans de telles cérémonies, ce qui est certain c’est que Jésus vient nous dire par cet exemple et cette exhortation, que nous ne devons considérer aucun travail, aucune tâche, aucune responsabilité comme trop humble, trop humiliante ou trop dégradante pour être au service de notre prochain et l’aimer quel qu’il soit.


Nous sommes également appelés à être comme Christ dans son amour. L’apôtre Paul

écrit aux Ephésiens, et à travers eux à nous tous : marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et s ‘est livré lui-même à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice (Eph.5.2). Ainsi, c’est toute notre attitude, tout notre comportement qui doivent être caractérisé par l’amour. Mais attention, pas n’importe quel amour! Quand Paul exhorte à aimer comme Christ qui s ‘est livré à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice il fait une claire référence à la croix. L’apôtre nous supplie d’être semblables à Christ dans son sacrifice et dans sa mort. D’aimer, oui, mais avec I’amour du Christ en croix. L’amour qui est prêt à donner sa vie; l’amour qui dit Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. L’amour qui va jusqu’au bout du sacrifice.


On parle beaucoup d’amour aujourd’hui. Dans le monde et aussi dans 1’Eglise ; mais

je me demande parfois : est-ce I’amour manifesté à la croix ? L’amour de Jésus, cen’est pas simplement de la bonne volonté humaniste. C’est I’amour vécu à Golgotha. Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. (Rom. 5.8). C’est ainsi que nous sommes appelés à aimer. Pas d’une manière abstraite et théorique, mais dans notre vie de tous les jours. Et d’abord dans notre vie conjugale comme Paul le précis. : Maris, aimez chacun votre femme, comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle.

Ne croyez-vous pas qu’il y aurait moins de drames conjugaux si c’était cet amour-là qui

caractérisait nos couples?

Et ne croyez-vous pas que nos sociétés se porteraient mieux si c’était cet amour-là qui

nous caractérisait, et caractérisait nos Eglises ?


Comment être des chrétiens qui participent au bien du pays, qui aiment et servent la

société dans laquelle ils sont appelés à vivre, nous demandions-nous dimanche dernier. Et voici que l’apôtre Paul répond: en vivant comme le Christ de I’incarnation, comme le Christ du lavage des pieds, comme le Christ de la croix.


Mais justement, c’est ça le problème. N’est-ce pas un idéal inatteignable ? Qui peut

être comme cela ? N’est-ce pas un message culpabilisant que de dire cela car on n’y arrive jamais ? Oui, c’est vrai si on essaye d’atteindre ce but par nos propres forces, par nos propres efforts, par notre propre volonté. Mais 1’Ecriture nous propose un autre chemin. Un chemin de grâce L‘ancien archevêque de Canterbury, William Temple a dit un jour.

« Ce n’est pas bien de me donner une tragédie comme Hamlet ou Macbeth et de me

demander d’en écrire une semblable. Shakespeare peut le faire. Moi je ne peux pas.

Et ce n’est pas bien de me montrer une vie comme la vie de Jésus et de me demander

de vivre une vie comme cela. Jésus pouvait le faire. Moi, je ne peux pas.

Mais si le génie de Shakespeare pouvait venir et vivre en moi, alors je pourrais écrire

une tragédie comme lui. Et si l’Esprit de Jésus pouvait venir et vivre en moi, alors je pourrais vivre une vie

comme la sienne. »


Et l’Esprit de Jésus, le Saint-Esprit, veut venir en nous. Jésus a dit à ses disciples, juste

avant la croix : il est avantageux pour vous que je m’en aille, car sije ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous, mais si je m ‘en vais, je vous l’enverrai. Et il nous l’a envoyé, le jour de Pentecôte. Et c’est justement le jour même de Pentecôte que Pierre dit au peuple :la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en assi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2.39)


Il ne s’agit donc pas de s’épuiser en vains efforts pour atteindre un but au-delà de nos

possibilités, mais de dire humblement au Dieu de toutes grâces : Seigneur, je veux prendre au sérieux les exhortations de ta Parole. Tu m’appelles à vivre une vie à l’image de celle de Jésus. Je reconnais que par moi même je n’y arrive pas. J’ai besoin de ton Saint-Esprit. Visite moi, comme tu as visité tes disciples le jour de Pentecôtc.


Ce n’est pas pour rester dans un cercle chaud d’initiés que nous sommes appelés à

prier ainsi, bien au contraire, mais pour être au service de la société tout entière. Dans son message au centenier Corneille, l’apôtre Pierre souligne que Jésus, rempli du Saint-Esprit, allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable (Actes 10.38). II n’est pas resté confiné dans les synagogues, il s’est intéressé à tous les aspects de la vie humaine et sociale, et il nous appelle, à son exemple, à aller aux carrefours et sur les places. C’est-à-dire au milieu de a société, pour, y chercher les brebis souffrantes ou perdues. Mais d’y aller avec son Esprit. L’Esprit de l’incarnation, l’Esprit du lavage des pieds, I’esprit de la croix, mais aussi l’esprit de Pentecôte. Si nous sommes appelés à être remplis de l’Esprit de Jésus et à marcher comme il a marché selon l’expression de l’apôtre Jean, c’est aussi pour les gens du dehors, c’est pour que le monde croie, c’est pour que nos sociétés vivent plus harmonieusement.


Nous vivons dans une société d’indifférence religieuse, c’est vrai. Mais derrière cette

indifférence, se cache souvent une quête de sens, une recherche existentielle, ou une révolte face à un vide intérieur que nos contemporains – et particulièrement la jeunesse – ne sais pas avec quoi combler. Ne croyez-vous pas qu’avant toutes choses, ils ont besoin de voir en nous un peu de p’image de Jésus ? Ne croyez-vous pas que c’est le meilleur service que nous pouvons rendre à notre société?

 
 
 

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