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Quand Jésus pleure et se met en colère.

Updated: Aug 25, 2025

Matt.20. 17-28 : Matt.21. 18-22


La semaine sainte, c’est-à-dire la semaine qui va du dimanche des Rameaux au

dimanche de Pâques est la semaine la plus importante du Nouveau Testament. Chacun des 4 évangiles lui consacrent beaucoup plus de place que pour tout le reste de la vie et du ministère de Jésus. Environ un sixième pour Matthieu Marc et Luc. Quant à Jean c’est presque la moitié soit les chapitres 12 à 21. Et dans cette dernière semaine les quelques heures qui vont du jeudi soir au vendredi après-midi prennent la place capitale dans chacun des évangiles.


En relisant ces récits de la semaine sainte pour préparer le message de ce matin, j’ai

été tout à nouveau particulièrement frappé et ému, non seulement par l’importance de ces chapitres, mais aussi par leur actualité.


Cette semaine commence d’une manière merveilleuse par le dimanche des Rameaux:

Jésus est acclamé par une foule nombreuse et enthousiaste Matthieu nous dit (19,7-10) : Lorsqu ‘il entra à Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait : qui est celui-ci ? La foule répondait : C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. Et elle criait en brandissant des brançhes de palmier : Hosana (c’est-à-dire. Sauve donc) dans les lieux très hauts, Et beaucoup étendirent leurs vêtements sur le chemin comme on le faisait pour un roi!


Et comment Jésus réagit-il à cet accueil triomphal ? C’est d’autant plus impressionnant

qu’on est à la veille de la grande fète de la påque juive, la plus importante de l’année et où de grandes foules se rassemblent à Jérusalem ?


Il pleure. L’évangile de Luc nous dit: Comme il approchait de la ville, Jésus pleura sur

elle (Luc 19.41). Les évangiles ne mentionnent que deux situations où Jésus a pleuré: la première lors de la mort de Lazare et ici le jour des Rameaux. On peut comprendre, bien sûr, quil ait pleuré devant le tombeau de son ami Lazare, mais pourquoi le jour des Rameaux où la population l’accueille avec joie et enthousiasme comme un prophète et même un roi ?


Mais cen’est pas tout – autre étonnement- quand Jésus entre dans le temple, et qu’il

voit tous ces vendeurs de beufs, de brebis et de pigeons pour es sacrifices, ainsi qu’une foule de changeurs d’argent, ce qui donne au temple une allure de grand souk, il est saisi d’une grande colère et à grands coups de fouet, comme dit l’Evangile de Jean (Jean 2.13 et ss.) il renverse les tables, chasse les vendeurs et s’oppose avec force aux principaux sacrificateurs et aux scribes auxquels il dit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. (Mat. 21. 12-16)


The cursing of the fig tree

On a de la peine à imaginer Jésus un fouet à la main ! mais le lendemain matin, c’est

peut-être encore plus étonnant ; en retournant à Jérusalem, après avoir passé la nuit à Béthanie avec ses disciples, il aperçoit au bord de la route un figuier. Comme il a faim il s’approche de cet arbre pour cueillir une figue et la manger. Mais, surprise, ce figuier n’en porte aucune. Certes il a beaucoup de feuilles, mais aucun fruit

! La déception et la colère que Jésus a manifesté la veille se réveillent alors, et, furieux, il maudit ce figuier et lui ordonne de ne jamais plus porter des fruits. Et à l’instant même ce figuier sécha. Cet épisode étonna les disciples raconte l’évangile de Matthieu (21, 18 à 22). On le serait à moins ! C’est une attitude tellement étonnante de la part de Jésus. Que voulait-il dire par ces trois épisodes successifs en l’espace de deux jours: Les larmes le jour des Rameaux alors que toute la ville l’acclame, les vendeurs chassés du temple à coup de fouet, et la malédiction du figuier stérile ? Pourquoi une telle tristesse et une telle sévérité chez celui qui est l’amour incarné ?


C’est que Jésus discerne très vite que dans cette foule enthousiaste qui agite des

palmes, comme chez ces marchands du temple qui vendent des animaux pour les sacrifices tout en ayant bien soin d’avoir des bénéfices confortables il y a plus de religiosité que de foi vivante. De même chez les chefs religieux qui lui posent des questions pièges, il y a davantage de formalisme que de piété réelle. Et Jésus ne supporte pas cette religion superficielle et sociologique fondée essentiellement sur des rites, des traditions ancestrales, des pratiques qui ne nous changent pas et n’offrent aucune réelle communion avec notre Créateur. C’est pour Jésus une des erreurs les plus graves, une des tentations les plus redoutables. C’est une parodie de spiritualité qui, encore une fois, ne change rien à notre manière de vivre. C’est même une hypocrisie car la foi doit toujours porter des fruits. Déjà Jean-Baptiste l’avait proclamé: Produisez donc du fruit digne de la repentance (Mat.3.8) Et dès le début de son ministère Jésus a rendu ses disciples attentifs à la nécessité de porter du fruit. C’est à cela qu’on reconnait un vrai disciple C’est d’ailleurs la conclusion du sermon sur la montagne (Matthieu 7. 15-23 ).


Cette tentation de mélanger religion et bénéfice personnel n’a pas disparu. Même les

disciples ont été contaminés. Un des épisodes qui m’a le plus bouleversé en relisant ces textes de la semaine sainte est la requête de la mère des fils de Zébédée qui demande à Jésus juste avant les Rameaux : que mes deux fils soient assis dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. (Matt. 20.2i-22) Jésus lui répond: Vous ne savez ce que vous demandez. On le comprend. Quelques jours plus tard, Cette mère attentionnée qui pressentait que Jésus allait être glorifié et qui voulait que ses eux fils en profitent, d’où sa demande à Jésus, sera présente à la crucifixion. L’évangile de Matthieu nous dit qu’avec d’autres femmes elle regardait de loin. (Mat.27. 56) Mais quel choc elle a dû avoir, elle a vu à la droite et à la gauche d Jésus, comme elle le lui avait demandé, deux hommes, mais 2 brigands. Et Jésus non pas glorifié mais crucifié entre les deux !.. A-t-elle compris ? Je ne sais pas, le texte ne le dit pas, mais ses fils, c’est-à -dire les apôtres Jean et Jacques certainement. Is ont compris qu’ils avaient, eux aussi, comme tout être humain, comme les brigands besoin du pardon de Jésus. C’est Jean qui écrit dans sa première épître : le sang de Jésus nous purifie de tout péché. (1 Jean 1.7) IIs ont compris quêtre à la droite et à la gauche de Jésus dans le royaume de Dieu, c’est se reconnaître pécheur et accueillir le pardon quil nous a acquis à la Croix, car c’est là qu’il a pris sur lui notre péché. Que l’on soit disciple ou brigand, nous avons tous besoin, de la grâce de Jésus. C’est ce que le pharisie Saul de Tarse a compris quand il écrit J’ai été crucifié avec Christ (Gal.2.20) c’est là qu’il s’est reconnu le premier des pécheurs (1Tim.1.15) et qu’il est devenu l’apôtre Paul.


C’est ce que Pierre, lui aussi, a enfin compris lorsqu’il a pleuré amèrement, lors de son

reniement, lui qui n’hésitait pas à reprendre Jésus quand il parlait de la nécessité de la croix (Mat. 16.22). C’est ce même Pierre qui dira : Christ a porté nos péchés en son corps sur le bois (1 Pi. 2.24). Et quand il écrit cela je pense quil avait probablement à l’esprit sa honte et ses larmes amères lors de son reniement. Mais aussi et surtout la joie e I’assurance du pardon que le Christ ressuscité lui a accordé quan Il lui a dit: Pierre m’aimes-tu ? Puis Fais paître mes brebis. (Jean 21. 17)


Oui, c’est une bonne nouvelle. C?est même LA bonne nouvelle comme dit ce cantique

qu’on ne chante plus guère aujourd’ hui hélas :


Le salut pour tous, le salut par gráce

A tous est offert à tous est donné


Oui, le salut est pour tous, pour Paul, le pharisien fanatique et persécuteur, pour Pierre

le fanfaron et le renégat, comme pour tous les autres disciples qui ont fui lâchement quand on est venu arrêter Jésus. Mais il est aussi pour les étrangers, les ennemis, les paiens comme le brigand sur la croix ou le centenier, cet officier romain et paien, bouleversé par l’attitude de Jésus en croix et qui s’écrie: Assurément cet homme était fils de Dieu. (Mat. 27. 54)


Oui, Jésus ne veut pas d’une religion superficielle et formaliste, faite uniquement de

rites et de formules qu’on répète, mais qui ne changent rien dans nos vies. Il ne veut pas non plus d’une fois uniquement intellectuelle. Il est même très sévère pour ceux qui en restent là. Mais aujourd’ hui comme autrefois il vient pour sauver les pécheurs que nous sommes tous et il nous redit:

Venez à moi, vous TOUS qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai le repos.


C’est ce que nous avons entendu tous ces dimanches où nous avons étudié les 6 Je

suis prononcé par Jésus :

Je suis la lumière du monde

Je suis le chemin, la Vérité et la Vie

Je suis le bon berger

Je suis la porte des brebis


Alors à nous aussi, comme aux disciples d’autrefois, Jésus nous dit:

Allez faites de toutes les nations des disciples.

Allez dire autour de vous, oui ! Jésus est la lumière dans ce monde de ténèbres

Oui. Il est la Vérité dans ce monde de Fake news

Oui, il est le chemin dans ce monde égaré


Et pour cela il n’est pas besoin d’avoir la parole facile ou d'être un savant, mais il faut

être en communion avec Jésus.


Le brigand sur la croix n’avait certainement pas eu une très grande instruction

religieuse, mais il a été témoin de I’attitude de Jésus quand on l’insultait, qu’on se moquait de lui, qu’on lui crachait au visage, et qu’on mettait sur sa tête une couronne d’épines, et il a entendu la réaction de Jésus quand on le clouait sur la croix: Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce gu’ils font. Ça l’a bouleversé et il s’est adressé humblement Jésus qui lui donné cette réponse extraordinaire: aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. (Luc 23. 43).


Et l’officier romain ainsi que ses soldats n’avaient certainement pas écouté beaucoup

de sermons bibliques auparavant, mais ce qu’ils ont vu et entendu à Golgotha les a issi profondément marqués dit l’évangile de Matthieu. Et ensemble ils confessent: assurément cet homme était fils d Dieu. (Mat.27. 54)


Témoigner de Jésus, ce n’est pas forcément dire beaucoup de paroles, mais c’est être

dans sa vie et son comportement un disciple qui est un peu le reflet de Lui. Le meilleur témoignage qque nous puissions rendre à notre société déchristianisée, c’est que nos voisins ou nos connaissances puissent dire en eux mêmes : Cet homme ou cette femme n’est certes pas parfait, mais il y a dans sa vie comme un reflet de Jésus. Et cela nous interpelle et me donne envie de connaître ce Jésus.


Je pense à ces quelques grecs dont nous parle l’évangile de Jean au chapitre 12. Que

connaissaient-ils vraiment de Jésus ? peu de choses assurément car ils étaient d’origine paienne, mais ils viennent trouver Philippe de Bethsaida en Galilée qui était un des 12 disciples de Jésus et lui demandent avec insistance précise 1’évangile de Jean : Nous voudrions voir Jésus. (Jean 12. 21). N’est-ce pas le meilleur témoignage que nous puissions donner : avoir une attitude et des paroles qui donnent envie de voir Jésus ?


Que Dieu nous visite tous pour faire de nous ces témoins là.


Amen

 
 
 

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